Questions d'analyse grammaticale
- Quel types d'expansion du nom le groupe nominal du v.347
- Dans la première réplique de Ruy Blas, quels compléments circonstanciels de temps sont des groupes nominaux prépositionnels
- Quel pronom reprend le groupe nominal du v.347? Dans quel but?
- Quelle conjonction de coordination est à la coupe d'un alexandrin?
- Repérer un verbe à l'infinitif passé actif dans la deuxième réplique de Ruy Blas
- Que reprend le pronom démonstratif 'ce' au v.351

Réponses:
- Epithète 'odieux' + prop. sub. relative 'sous lequel ... vois'
- gr nom prép Compl. circ de temps : 'Avant l'aurore', 'pour la première fois'
- Au v.348 le pronom personnel COD 'le' reprend le gr. nom. du vers précédent, ce qui permet une tournure emphatique insistant sur la livrée, avec, en plus, l'Epithète 'odieux' à la coupe.
- Au v.349 la conj coord 'Mais' est à la coupe (6ème syllabe du premier hémistiche)
- Infinitif passé actif : avoir perdu
- Au v.351, le pronom dém. 'ce' reprendre les deux infinitifs 'Avoir perdu' et 'vivre'

Pour commenter le texte:

Cet extrait de Ruy Blas met en scène deux amis qui se retrouvent: Ruy Blas est en confiance et finit par tout dire à son ami Don César. Pourtant, avant d’exprimer clairement ce qu’il a à avouer, il va prendre un détour: l’hyperbole « hydre aux dents de flamme ». Ensuite, il enchaîne les épithètes péjoratifs: « quelque chose / d’étrange, d’insensé, d’horrible et d’inouï »; « poison affreux » etc. Après ces longues circonlocutions, Ruy Blas dit tout net à son ami, dans une phrase exclamative fort brève, laissant seulement le temps à Don César de s’exclamer « Ciel! ». Il reprend ensuite en s’épanchant lui-même sur la folie de sa passion. 

Ruy Blas et Don César: des caractères virils et expressifs. Don César est un ami qui sait écouter, qui sait répondre brièvement pour montrer qu’il a entendu, sans couper la parole, en relançant même son ami. La didascalie « lui serrant la main » manifeste cette délicatesse de l'amitié. 

Fiche : https://www.canalacademie.com/ida7878-La-vierge-a-midi-un-poeme-de-Paul-Claudel-de-l-Academie-francaise.html (présentation, puis lecture par Robert Werner)

Le poème dit par Madeleine Renaudhttps://www.youtube.com/watch?v=FnWLH2W578E (24 déc. 1981, à la télévision, à la demande de Guy Béart)
dit par Gilles-Claude Thériault : https://www.dailymotion.com/video/xow9r3
dit par Judith Chemlahttps://www.youtube.com/watch?v=T1Ey49kLQDc (10 avril 2020, Notre-Dame de Paris, Vénération de la Sainte Couronne d'épines)

 

in L&M p.74-75

• accumulations : l.4 Sa démarche, sa voix, son sourire, sa physionomie; l.12 souci, chagrin, blessure, l.16 Par son attitude, sa mélancolie, sa vénusté...; l.39 une solitaire avantagée de beauté, de génie et de malheur

• comparaisons : l.16-17 elle ressemblait à un génie funèbre; l.23 sa fille lui représentait une chrétienne de la primitive église; 
+ métaphore : l.2-3 : elle attachait souvent au ciel; l.31 : lorsque les deux aiguilles, unies à minuit, enfantaient dans leur conjonction formidable l'heure des désordres et des crimes

• rythme binaire : l.8-9 Elle voyait en moi son protecteur, je voyais en elle mon amie; l.26-27 endormie, elle avait des songes prophétiques; éveillée elle semblait lire dans l'avenir

• période au rythme croissant : l.19-23 Lucile aimait à faire seule... 

Grammaire :  
Il lui prenait des accès de pensées noires [que j’avais peine à dissiper]. 
  que (pr rel, antéc. ‘pensées’, COD de ‘dissiper’)
prop sub rel Compl. de l’antécédent  

> avec coordination : Il lui prenait des accès de pensées noires et j’avais peine à les dissiper.