En 1562, le roi, Charles IX, n'a que 12 ans. Ronsard a 38 ans, il est célèbre comme «prince des poètes». Attentif à l'augmentation de la violence dans le Royaume, sur fond de lutte entre les huguenots et les catholiques, Ronsard s'adresse à la Reine mère, Catherine de Médicis, régente depuis 1560, pour la conseiller et l'exhorter. (cf présentation des trois Discours de 1562)
Plan du discours :
- v.1-24: introduction argumentant contre l’idée de décadence ou de progrès général
Rem. métaphore filée de la navigation pour parler du gouvernement (v.23-24, v.43-50) - v.25-54: demandes directes à la reine (bien instruire le jeune roi, prendre pour l’instant le gouvernail), après un préambule encomiastique (louanges v.25-28) et écho de l’introduction générale aux v.29-34
Rem. la conjonction ‘donc’ au v.35 tire conséquence du fait qu’il n’y a pas de fatalité: un bon prince, bien instruit et prudent pourra améliorer la situation. - v.55-86: appel au jugement des glorieux aïeux qui ont souffert pour faire la France face à celle-ci qui se détruit elle-même (jugement: «que diront» v.55, 61, «Ils se repentiront» v.65...)
- v.87-126: l’aveuglement de la France + appel à l’historien qui doit aider le peuple à voir clair
- v.127-154: généalogie de l’Opinion (allégorie)
présomption: jugement fondé sur des indices, opinion insuffisamment étayée - v.155-196: les dégâts causés par ce monstre
- v.197-236: péroraison, rappel des demandes à la reine + prières à Dieu
