Dès la fin du XVI° siècle, le terme humaniste désigne un «homme particulièrement érudit et lettré» (Claude Gruget, 1580).

Les savants qui lisent, traduisent, étudient les manuscrits anciens sont de plus en plus nombreux au XVI° siècle: Guillaume Budé, Erasme, Rabelais... et dès le XV° en Italie: Alberti, Lorenzo Valla (voire le XIV° avec Pétrarque)

Un humaniste cultive les humanités (humaniores litterae) c’est-à-dire les sciences profanes. C'est un «spécialiste des langues et littératures gréco-romaines» (TLF). 

Exemple célèbre d'emploi du mot au XVII° siècle:
Béralde: Si fait, mon frère. Ils savent la plupart de fort belles humanités, savent parler en beau latin, savent nommer en grec toutes les maladies, les définir et les diviser... (Molière :
Le Malade imaginaire, Acte III, scène 3)

Encore aujourd'hui, les humanités désignent la «formation scolaire où l'étude des langues et littératures latines et grecques, considérées comme particulièrement formatrices, est prépondérante.» (TLF)

L’expression humaniores litterae désigne d’abord la littérature profane, mais dès le XVI° siècle, certains humanistes appliquent leurs méthodes de lecture aussi aux textes sacrés. 

Selon le TLF, l'humanisme est un «mouvement intellectuel se développant en Europe à la Renaissance et qui, renouant avec la civilisation gréco-latine, manifeste un vif appétit critique de savoir, visant l'épanouissement de l'homme rendu ainsi plus humain par la culture.»

Le mot 'humanisme' n'apparaît qu'au XVIIIème siècle, pour désigner une théorie philosophique qui rattache les développements historiques de l’humanité à l’humanité elle-même: «Attitude philosophique qui tient l'homme pour la valeur suprême et revendique pour chaque homme la possibilité d'épanouir librement son humanité, ses facultés proprement humaines.» (TLF)

An anglais, le mot 'humanism' peut même désigner l’athéisme.