Esope

Phèdre

Abstémius

Martial (La Fille: http://www.la-fontaine-ch-thierry.net/heron.htm)

Pilpay

Esope: comparer, in L&M p.214-215 Le Vieillard et la Mort d'Esope et La Mort et le Bûcheron de La Fontaine

Là où Esope se contente d'une narration brève en prose, qui ne sert que d'illustration didactique à la morale, La Fontaine prend et donne le plaisir de connaître de véritables personnages, bien caractérisés, qu'on voit, qu'on entend, une comédie avec une mise en scène, des sentiments voire des idées qui débordent la portée de la morale.
ex. La Mort et le Bûcheron

Phèdre: comparer Le Paon se plaignant à Juon chez Phèdre (III, 18) et chez La Fontaine (II, 17)

Phèdre imagine aussi une véritable petite comédie dans Le Paon se plaignant à Junon (III, 18), que La Fontaine a imité au Livre II, fable 17: on retrouve le dialogue au style direct avec Junon, la comparaison avec les autres oiseaux (aigle, rossignol, corbeau...). Il y a quelques différences de détail: chez La Fontaine Junon se montre sévère, la corneille est de mauvaise augure...

Abstémius > Les Obsèques de la Lionne 

La Fontaine a repris d'Abstémius les personnages (le Lion, le Cerf), les circonstances (obsèques de la Lionne), le motif pour lequel le Cerf ne pleure pas (la Lionne lui avait mangé ses enfants), le conte qu’invente le Cerf pour se justifier (il a vu la Lionne ‘se rendre aux demeures élyséennes’). 

La Fontaine ajoute:
- l’organisation des obsèques (envoi des Prévôts... v.6 à 10)
- satire de la cour et des courtisans (v.15 à 23 + 28-29 + 36-38 +50)
- le Cerf rapporte les paroles mêmes qu’il aurait entendu dire à la Lionne (mise en scène de sa défense)
- morale à l’impératif, sous forme de conseil; va plus loin que l’ «honorable excuse» d’Abstémius: «vous serez leur amis» dit La Fontaine; présente les rois comme des dupes. 

Le Rat et l’Eléphant

On suppose que «Le Rat et l’Eléphant» a été inspiré de «L’Âne de moquant du Sanglier» de Phèdre: on y retrouve un sot animal qui se moque d’un autre plus puissant que lui. Chez Phèdre, l’avertissement (la morale) est donné au début du texte.