Fils du directeur de la Monnaie de Riom, Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux fréquente les salons parisiens dès son arrivée à Paris, en 1712. Il s’intéresse d’abord au roman, mais ses débuts littéraires restent discrets. L’intérêt du public ne commence à s’éveiller qu’avec la comédie Arlequin poli par l’amour (1720). Ruiné lors de la banqueroute de Law, il se consacre alors exclusivement à la littérature, assumant seul la rédaction d’un journal, Le Spectateur français. Il innove avec deux de ses romans, La Vie de Marianne (1731-1741) et Le Paysan parvenu (1735), qui retracent la vie intérieure de deux héros au cours de leur ascension sociale. Mais il doit surtout sa célébrité au théâtre, pour lequel il écrit près d’une quarantaine de pièces (Le Jeu de l’amour et du hasard, 1730; Les Fausses confidences, 1737; La Dispute, 1744). (source: Manuel de Seconde, Bordas)