En France, la période révolutionnaire, ainsi que l’Empire, avaient promu un retour au classique et aux styles de l’antiquité: cela est particulièrement visible dans l’architecture (ex. arcs de triomphe) et la peinture (ex. sujets antiques des peintres David et Ingres). Par ailleurs, tout le XVIIIème siècle a cultivé la tradition de la tragédie classique (ex. Voltaire). 

Cependant, la première moitié du XIXème siècle est dominée par le Romantisme, mouvement culturel qui concerne tous les arts, et dont les racines plongent chez certains auteurs de la fin du XVIIIème siècle: Rousseau, les auteurs gothiques anglais, les auteurs qui se revendiquent du Sturm und Drang (tempête et élan) en Allemagne. 

Le Romantisme se présente d’abord comme un rejet du classicisme et du rationalisme, en mettant à la première place la subjectivité et le lyrisme. Les artistes aspirent à laisser leur moi intime s’exprimer et à rompre avec toute règle héritée du passé qui ne permettrait pas l’expression entière et libre ou qui empêcherait d’avoir de l’effet sur le lecteur, le spectateur ou l’auditeur.